La rentrée en chiffres
- 8 025 élèves, dont 3 062 en maternelle et 5 156 en élémentaire
- 38 écoles maternelles et élémentaires
- Environ 460 enseignants
- 239 agents municipaux, dont : 98 ATSEM, 122 agents d’entretien et de restauration, 19 gardiens
- 5 696 repas servis chaque jour, dont 1 885 en maternelle et 3 811 en élémentaire
- 1 100 élèves accueillis à l’étude le soir
La baisse démographique du nombre d’enfants scolarisés dans le primaire se poursuit et entraîne plusieurs ajustements de la carte scolaire. À cette rentrée, une classe ferme à l’école maternelle Cachin ainsi que dans les écoles élémentaires Romain Rolland, Jean Macé et Voltaire. Dans cette dernière, la démolition de deux immeubles de la cité Gaston Roulaud a naturellement entraîné une diminution du nombre d’élèves. Deux classes ouvrent en revanche dans les écoles élémentaires Jean-Pierre Timbaud et Joliot-Curie. À Joliot-Curie, cette ouverture accompagne une expérimentation permettant de ramener les effectifs à 21 élèves par classe.
Quatre fermetures évitées
La Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) avait prévu d’autres fermetures de classes. Mais à la suite d’échanges avec le maire justifiant les besoins et effectifs sur la ville, celles-ci ont été annulées à Cristino Garcia, Jean Macé, Jacqueline Quatremaire et Jacques Jorissen. La classe ULIS de l’école élémentaire Dulcie September est également maintenue.
Ce que la Ville finance pour les écoles
Fournitures, mobiliers, actions pédagogiques
La Ville consacre notamment :
- 230 000 € aux fournitures scolaires ;
- 73 000 € aux livres de prix de fin d’année ;
- 25 000 € au mobilier scolaire.
Elle met également 3 à 4 cars chaque jour à disposition des écoles afin de permettre l’organisation de sorties culturelles, environnementales ou pédagogiques.
S’y ajoutent 14 580 € pour les spectacles, 46 000 € pour les projets d’actions éducatives, 26 500 € pour les jouets de Noël en maternelle et 150 000 € pour les ateliers artistiques proposés aux maternelles par le service Culture.
Le numérique entre dans toutes les classes
La modernisation des équipements se poursuit avec le remplacement progressif des tableaux numériques interactifs (TNI) par des écrans numériques interactifs (ENI). 40 nouveaux ENI ont été installés en 2025-2026 pour 140 000 €. Sur les 253 classes élémentaires de la ville, 127 disposent désormais d’un ENI et 126 d’un TNI. Sans compter que des tablettes numériques sont prêtées aux élèves du CP au CM2.
Depuis deux ans, toutes les écoles disposent par ailleurs d’un Espace numérique de travail (ENT). Accessible sur ordinateur, tablette ou smartphone, il facilite les échanges entre enseignants et familles et permet notamment de suivre les informations, projets et événements de la classe. Une traduction automatique dans plus de 80 langues est intégrée afin de faciliter son utilisation par toutes les familles. Comment y accéder ? L’identifiant et le mot de passe personnels sont transmis par l’enseignant.
Une étude numérique, menée en partenariat avec PowerZ, est également proposée de 16h30 à 18h dans trois écoles élémentaires : Diderot, Macé et Ferry.
Aider les enfants et les familles
La Ville poursuit le dispositif gratuit Coup de pouce, destiné aux enfants rencontrant des difficultés dans l’apprentissage de la lecture ou des mathématiques. Repérés par les enseignants, ils bénéficient après la classe d’un accompagnement pédagogique et ludique. En 2025-2026, 439 élèves ont bénéficié de ce dispositif, pour un coût de 430 000 €.
La gratuité de la restauration scolaire est par ailleurs maintenue dans les écoles élémentaires.
Apprendre le français pour mieux accompagner son enfant
Des solutions existent également pour les parents souhaitant apprendre ou améliorer leur français. La Ville propose des formations pour adultes. Les renseignements sont disponibles auprès de la Maison de l’emploi Jérôme-Laverny au 01 48 96 51 92.
L’Éducation nationale propose de son côté le dispositif gratuit Ouvrir l’École aux Parents pour la Réussite des Enfants (OEPRE). Il permet à la fois d’apprendre le français, de mieux comprendre le fonctionnement de l’école et de communiquer plus facilement avec les enseignants. Le dispositif est proposé dans les écoles élémentaires Diderot, Rolland, Salengro, Macé et Jorissen.
Les travaux d'été
Pendant que les élèves profitaient des vacances, les interventions se sont poursuivies dans les écoles.
- À l’école Joliot-Curie, les 12 classes ont été repeintes, dans la continuité de la rénovation thermique du groupe scolaire.
- À l’école élémentaire Jean Jaurès, la régie bâtiment s’est chargée de la réfection des peintures des sanitaires filles et garçons situés sous le préau.
Une solution testée contre les fortes chaleurs
Après les épisodes de fortes chaleurs, la Ville expérimente une nouvelle solution pour améliorer le confort thermique dans les écoles.
Des ventilateurs-déstratificateurs ont été installés dans six espaces : au dortoir de la maternelle Timbaud, dans deux classes de maternelle et d’élémentaire Jean Jaurès, à la maternelle Salengro, à l’élémentaire Garcia et à Diderot 1.
Le dispositif doit permettre de mieux protéger les enfants lors des fortes chaleurs, mais également de mieux répartir la chaleur dans les salles en hiver.
Si l’expérimentation donne satisfaction, la Ville prévoit de généraliser progressivement cette solution.
Pour une meilleure intégration
Handicap, autisme, élèves allophones : plusieurs dispositifs permettent d’accompagner les enfants ayant des besoins particuliers et leurs familles.
6 classes UPE2A
Elles accueillent les élèves allophones nouvellement arrivés en France afin de renforcer leur apprentissage du français.
Elles sont implantées dans les écoles Salengro, Macé, Garcia, Diderot 1, Joliot-Curie et Ferry.
L’enfant est d’abord inscrit au Guichet unique de la mairie dans son école de secteur. Ses compétences en français sont ensuite évaluées par l’Éducation nationale, qui peut décider de son affectation en UPE2A.
5 classes ULIS
Les Unités localisées pour l’inclusion scolaire accueillent des élèves en situation de handicap dans les écoles Rolland, Voltaire, September, Picasso et Cachin.
L’orientation nécessite une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). L’Éducation nationale décide ensuite de l’affectation dans une école disposant d’une ULIS adaptée.
Une nouvelle unité pour les enfants autistes
Une Unité d’enseignement maternelle autisme (UEMA) ouvre à la rentrée à l’école maternelle Jean Macé, en partenariat avec la Ville, l’Institut médicoéducatif Jean Marc Itard et l’Éducation nationale.
Elle pourra accueillir 7 enfants d’âge maternel présentant des troubles du spectre autistique, avec un accompagnement associant l’Éducation nationale et le secteur médico-social et une inclusion progressive dans les activités scolaires et périscolaires ordinaires.
4 pôles d’appui à la scolarité
Autre nouveauté : quatre Pôles d’appui à la scolarité (PAS) vont être déployés sur le territoire. Ils permettront aux familles d’enfants ayant des besoins spécifiques de rencontrer, à proximité de chez elles, des professionnels capables de les accompagner et de proposer des réponses pédagogiques ou éducatives.
Trois seront implantés dans les écoles élémentaires Lucien Perriot, Jean Macé et Jean Jaurès. Un quatrième couvrira le secteur Drancy–Le Bourget–Dugny.
Trois questions à Denis Le Meur
Adjoint au maire, chargé de l’Éducation
Vous êtes un nouvel élu. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Ancien animateur, puis directeur adjoint de centre de vacances, j’ai toujours placé l’enfance et le bien-être des jeunes au coeur de mon engagement. Je me suis engagé il y a quinze ans comme représentant de parents d’élèves à l’arrivée de mes deux filles, de la maternelle jusqu’au lycée.
J’ai donc rejoint la FCPE. Je m’y suis investi et j’ai accompagné des générations d’enfants et de familles drancéennes dans leur parcours scolaire. J’ai accepté de rejoindre la liste Drancy Tous Ensemble aux dernières élections municipales pour poursuivre le combat de la Municipalité depuis 25 ans en faveur d’une politique éducative ambitieuse et humaine.
Comment s’annonce cette rentrée ?
Grâce au travail de préparation entrepris avant les congés scolaires, les problèmes rencontrés à la suite de l’attaque informatique que nous avons subie ne devraient pas trop impacter la rentrée scolaire. Néanmoins, le service Éducation a oeuvré tout l’été pour que tout soit prêt le 1er septembre. J’en profite pour remercier le personnel municipal qui s’est mobilisé sans relâche entre l’enregistrement manuel des nouveaux élèves, la gestion des commandes de fournitures…
La baisse démographique des enfants dans le primaire est une réalité, mais elle ne doit pas se traduire par des fermetures de classes qui auraient pour conséquence un sure¬ectif dans les autres. L’intervention de Jean-Christophe Lagarde auprès de la directrice académique a permis de limiter ces fermetures et de maintenir ainsi les quatre classes qui auraient pu nous mettre en di¬iculté. Bien évidemment nous suivrons dès cette rentrée les fluctuations dues aux arrivées de cet été.
Accompagner les élèves en difficulté, en situation de handicap ou allophones le plus tôt possible est-il une priorité ?
La réussite de tous les élèves a toujours été une priorité pour l’équipe municipale. Le lancement des premiers clubs Coup de pouce en 2002, destinés d’abord aux élèves de CP pour la lecture, aux CE1 pour les maths et, depuis 6 ans, aux grandes sections de maternelle le démontre bien. L’année scolaire qui vient de s’écouler a accueilli 440 enfants qui ont bénéficié de ce dispositif à travers 83 clubs. Les bilans réalisés lors des remises de diplômes aux enfants ont permis de nous conforter dans cette démarche. Enfants, parents, enseignants et intervenants font le même constat : ces clubs renforcent la confiance des enfants et favorisent les apprentissages et le bien-être à l’école. Malgré les contraintes financières la nouvelle équipe municipale souhaite donc maintenir ce dispositif.
Pour les enfants allophones ou ayant un handicap, nous ne disposons pas toujours en interne des compétences pour dessiner le chemin scolaire le mieux adapté. Mais l’Éducation nationale nous propose aujourd’hui des dispositifs très intéressants pour les accompagner. Nous saisissons ces opportunités dès qu’elles sont envisageables à Drancy. L’éducation est une priorité dans notre action municipale, car des jeunes qui réussissent, c’est une ville qui réussit.

