Sécurité

Délinquance : le recul se confirme

Les statistiques relatives à la délinquance entre 2020 et 2025 montrent un net recul des vols et des cambriolages. Les violences volontaires se stabilisent, sauf dans le cadre familial. Le reflet de la tendance du département, mais avec certaines baisses plus fortes.

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À l’heure où le nouveau maire de Saint-Denis souhaite désarmer la police municipale, Drancy a fait le choix d’une présence policière visible, rapide et efficace, avec près de 8 000 interventions annuelles. Sans oublier un effectif important de 39 policiers municipaux, avec le recrutement de 20 agents en 2023. Et cela se traduit dans les chiffres, meilleurs sur les six dernières années que ceux de l’ensemble de la Seine-Saint-Denis. L’analyse des données de la délinquance sur la période 2020-2025 met en évidence des évolutions toutefois différenciées selon les types de faits.

Moins de vols

Ainsi, les atteintes aux biens poursuivent une tendance à la baisse. Entre 2020 et 2025, leur nombre diminue de près de 15 %, passant de 2 617 à 2 232. Cette évolution s’observe notamment pour les cambriolages (- 31,6 %), les vols liés à l’automobile (- 29 %) ainsi que les dégradations et destructions volontaires (- 33 %). Les vols à main armée restent heureusement extrêmement rares. Ces résultats traduisent l’efficacité des actions de prévention et de sécurisation des espaces publics.

Les atteintes volontaires à l’intégrité physique présentent, quant à elles, une évolution plus stable. Après un pic en 2023 (avec 1 395 atteintes) dans un contexte national d’émeutes urbaines, les chiffres reviennent à un niveau proche de celui observé en 2020 (1 229, soit + 0,4 % sur la période). Cette stabilité globale masque toutefois des réalités contrastées : les violences physiques sans lien avec un vol, progressent de 23,7 %, les violences sexuelles sont aussi en hausse (+ 20 %). De même que les violences conjugales, qui sont officiellement comptabilisées depuis 2023 et dont la progression bien que faible (+ 0,9 %) est régulière.

Sentiment d’insécurité, un enjeu

Ces évolutions s’inscrivent en partie dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration de l’accueil des victimes, qui favorisent davantage de dépôts de plainte et de signalements. À l’inverse, les violences liées à un motif de vol diminuent de 55,4 % depuis 2020, confirmant le recul des formes de délinquance opportuniste. “Les résultats sont là : moins de vols et de cambriolages, mais la tranquillité du quotidien reste fragile et doit rester notre priorité car elle alimente un sentiment d’insécurité”, estime par conséquent le maire, Jean-Christophe Lagarde. Les violences du quotidien, souvent liées à des conflits ou à des situations personnelles, demeurent donc un enjeu important