Quartiers

Les conseils de quartier font peau neuve

Vous souhaitez vous investir un peu plus pour le quartier que vous habitez et connaissez bien. Le renouvellement des conseils de quartier est imminent. C’est le moment de proposer votre candidature.

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Participez à la vie locale et construisez l’avenir de Drancy ! Espaces de rencontres et d’échanges, les conseils de quartier permettent aux habitants de relayer leurs préoccupations quotidiennes à l’élu référent et de réfléchir ensemble à des actions d’intérêt général.

Chaque conseil compte jusqu’à 30 membres et se réunit au moins trois fois par an. Pour devenir conseiller de quartier, il faut être inscrit sur les listes électorales, ne pas avoir été candidat aux élections municipales, et, bien sûr, avoir envie de s’investir dans la vie locale.

Cette mission est entièrement bénévole et afin que chaque conseil soit le plus représentatif possible, la Ville veille à favoriser une diversité des générations, des profils et des secteurs géographiques.

9 quartiers, 9 conseils

Le conseil municipal fixe le périmètre, la dénomination, la composition et les modalités de fonctionnement des conseils de quartier. À Drancy, l’arrivée du nouveau quartier du Baillet a eu pour conséquence une redéfinition des périmètres, comme l'indique la carte ci-dessus. Ainsi la ville garde 9 conseils de quartier en ajoutant le Baillet et en regroupant Village Parisien et la Muette.

Un projet par trimestre

Les membres s’engagent à participer régulièrement aux travaux de leur conseil. Après trois absences injustifiées, ils sont susceptibles d’être remplacés. En dehors des réunions trimestrielles, chaque conseiller a la possibilité de contacter l’élu référent de son quartier (voir plus bas) afin de lui faire remonter des attentes, des observations ou des propositions des riverains. Il est aussi amené à accompagner la réflexion sur certains projets municipaux et à participer aux démarches de concertation ou de consultation menées par la Ville.

Si le règlement prévoit qu’un conseil de quartier mette en œuvre au moins une action de proximité par an, la réalité est souvent plus dynamique, avec l’émergence d’un nouveau projet chaque trimestre. Dernier en date ? Celui du Petit Drancy : la création d’une carte à glisser dans le portefeuille indiquant la présence d’un animal au domicile, avec ses éventuelles pathologies chroniques ainsi que les coordonnées de son vétérinaire. Un outil simple mais précieux en cas d’accident ou d’hospitalisation.

  • Avenir : Nawel Aatif
  • Le Baillet : Gilles Saulière
  • Centre-ville : Gemmila Meghraoui
  • Économie : Nora Daoudi
  • La Mare : Gurprit Singh
  • La Muette / Village Parisien :  Anthony Mangin
  • Les Oiseaux : Tiphaine Nagou
  • Paris Campagne : Ladji Gassama
  • Petit Drancy : Muriel Lagneau
  • Pourquoi avoir souhaité prendre en charge la délégation aux conseils de quartier ?

« Depuis toujours, ce qui me fait avancer, ce sont les rencontres et ce qu’elles nous apprennent. On peut connaitre parfaitement un dossier, mais jamais un quartier aussi finement que ceux qui y vivent. Un parent qui accompagne ses enfants à l’école, un commerçant, un jeune qui traverse la ville à vélo ou une personne qui habite la même rue depuis trente ans n’en ont d’ailleurs pas forcément la même perception. Tous ces points de vue sont précieux.

Je conçois les conseils de quartier comme un lieu où l’expérience concrète des habitants rencontre l’action de la Ville. On y échange sur ce qui fonctionne, sur ce qui peut être amélioré, on confronte les points de vue, on fait émerger des idées et des préoccupations qui nourrissent ensuite notre travail.

Mais je veux aussi qu’ils permettent quelque chose que nous perdons parfois dans nos vies très rythmées : la rencontre. Nous pouvons vivre à quelques mètres les uns des autres sans jamais échanger. Pourtant, chacun possède une expérience, un savoir-faire ou simplement un regard qui peut enrichir les autres. »

  • Quelles seront vos priorités pour renforcer la participation des habitants ?

« Drancy a la chance d’avoir un tissu associatif très riche et de nombreuses initiatives qui font vivre nos quartiers. Mais je souhaite aussi que nous réussissions à mieux entendre celles et ceux qui restent aujourd’hui plus éloignés de ces espaces de participation. Entre le travail, les transports, la famille et les obligations du quotidien, beaucoup de Drancéens ont des journées chargées. Pour autant, ils ont eux aussi des choses à dire sur la vie de leur quartier.

C’est donc à nous d’inventer de nouvelles façons de les associer à la vie locale. Bien sûr, en améliorant l’information, mais surtout en multipliant les occasions de se rencontrer : une balade urbaine, un atelier autour d’un projet ou un moment convivial entre voisins. Tout ne doit pas forcément commencer par une réunion.

L’association Sine Qua Non en est un bon exemple. On vient d’abord pour courir et, au fil des kilomètres, on échange avec des habitants que l’on n’aurait peut-être jamais rencontrés autrement. C’est cette simplicité qui m’intéresse : créer des occasions de participation accessibles à tous. Car plus nous entendrons de voix différentes, mieux nous comprendrons la réalité de nos quartiers. »

  • Comment les habitants verront-ils concrètement l'utilité de leur engagement ?

« En voyant ce que devient leur parole. Je ne veux pas qu’un sujet revienne d’un conseil de quartier à l’autre, soit noté dans un compte-rendu, puis disparaisse sans suite. Si des Drancéens nous alertent sur un problème de stationnement, par exemple, cela ne doit pas s’arrêter au constat. C’est à la Ville de prendre le relais : étudier la situation avec les services compétents, identifier les contraintes et travailler sur des solutions réalistes.

Mais je veux aussi que les habitants retrouvent leur place une fois ce travail réalisé. C’est l’ambition des conseils de quartier : sur certains sujets qu’ils feront remonter, la Ville pourra revenir vers les habitants avec des propositions concrètes et réalisables, sur lesquelles ils pourront directement se prononcer. À partir de 2027, ces conseillers de quartier pourront aussi travailler sur un budget participatif.

Pour moi, c’est aussi cela, donner du poids à la participation : écouter une parole, prendre la responsabilité de la traiter, puis revenir vers les habitants avec des réponses sur lesquelles ils peuvent réellement se positionner. Je suis convaincue que c’est ainsi que l’on donnera envie de participer davantage. »