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Moustiques, frelons : agir ensemble

Installés durablement en Île-de-France, le moustique tigre et le frelon asiatique font désormais partie de notre quotidien estival. Venues d’Asie, ces espèces se sont adaptées à nos villes. Leur prolifération appelle à la vigilance de tous.

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Discrets ou impressionnants, ils gâchent nos beaux jours ! Petit et redoutable, le moustique tigre réapparaît à la fin du printemps. 82 % des Franciliens vivent dans une commune colonisée, contre 68 % en 2024. On le reconnaît à ses rayures noires et blanches. L’Agence régionale de santé vient de débuter sa campagne de surveillance renforcée. Elle dispose pour ce faire d’un réseau de 435 pièges pondoirs gérés par l’agence régionale de démoustication, dont l’un installé sur le parking de l’Hôpital privé de la Seine-Saint-Denis. Actif en journée, le moustique tigre pique de façon agressive et reste à proximité de son lieu de naissance, dans un rayon d’environ 150 mètres. Donc s’il vous importune, il y a fort à parier qu’il est né dans votre jardin... ou dans celui de votre voisin. Au-delà de la gêne, l’insecte représente un enjeu sanitaire : il peut être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, en transmettant un virus après avoir piqué une personne infectée.

Moustique tigre : faites la chasse aux eaux stagnantes

Sa particularité ? Se développer dans de très petites quantités d’eau qui accueillent ses larves. Il colonise ainsi les contenants naturels ou artificiels pour constituer sa zone de ponte : soucoupes de pots de fleur, arrosoirs, pneus usagés, jouets, récupérateurs d’eau de pluie, mobiliers de jardin, piscines non entretenues, bâches, etc. De plus, ses œufs peuvent résister au grand froid (-10°C) et rester viables plusieurs mois hors de l’eau. La bonne nouvelle, c’est que chacun peut agir efficacement. Le geste clé ? Éliminer les eaux stagnantes : vider les récipients, couvrir les récupérateurs d’eau, entretenir les gouttières... Autant d’actions simples qui, répétées régulièrement, permettent de limiter sa reproduction car les solutions chimiques sont insuffisantes à long terme.

 

Frelon asiatique : tout un arsenal de mesures

Plus spectaculaire, le frelon asiatique inquiète par sa taille... et ses impacts. Présent en Île-de-France depuis plus d’une décennie, il s’attaque massivement aux abeilles et aux pollinisateurs, fragilisant la biodiversité. Une seule colonie peut consommer des milliers d’insectes en une saison, mettant en péril l’équilibre naturel. Ses nids, volumineux et souvent perchés en hauteur, peuvent atteindre plus d’un mètre de diamètre. Face à ce danger, la ville agit : les nids sont systématiquement détruits par des professionnels, y compris chez les particuliers.

En deux saisons, 81 nids ont ainsi été traités chez des Drancéens. Bon à savoir : après traitement, les nids morts peuvent être laissés sur place car ils se décomposent naturellement. Le piégeage des reines au printemps est également important pour freiner les nouvelles colonies : 50 pièges sélectifs sont installés dans toute la ville près des espèces fleurissant au printemps. Enfin, les agents des espaces verts ont tous été formés à la reconnaissance du frelon asiatique et de ses nids primaires et secondaires. La municipalité est l’une des seules à lutter ainsi sur tous les fronts.