Vie municipale

Régie bâtiment : l'art du travail bien fait

Drancy a de tout temps maintenu en interne des services structurés pour gérer les travaux sur tous ses édifices. Elle possède une régie bâtiment de plus de 30 agents tous dotés d’une technicité, soit dans la plomberie, soit dans l’électricité, la peinture, le chauffage ou encore la serrurerie et la menuiserie.

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Les agents qui entretiennent et protègent le bâti

C’est grâce à eux que tous nos bâtiments sont bien entretenus. Une ruche d’une grosse trentaine d’agents et chefs d’atelier, des plombiers, des menuisiers-métalliers, des peintres, des chauffagistes forment la régie bâtiment du centre technique municipal.

  • Budget annuel : 60 000 € en investissement et250 000 € en fonctionnement
  • Surface de bâtiments publics entretenus : 185 000 m2
  • Bâtiments entretenus : 162 édifices publics,300 logements, 150 locaux commerciaux

Nombre d’interventions

  • plomberie : 1 211 dépannages et 9 chantiers (dontla rénovation totale d’un immeuble d’habitation)
  • électricité : 874 réparations et 121 opérationsde branchements pour les événements
  • menuiserie (pvc-bois) : 729 réparations et122 fabrications
  • menuiserie métallique-serrurerie :1 079 dépannages et 30 fabrications
  • peinture-maçonnerie : 234 interventions et 19 groschantiers
  • chauffage : 322 réparations et 32 installationsou raccordements au chauffage urbain

C’est presque une entreprise du bâtiment “tous corps d’état” ! Au sein du centre technique municipal (CTM), la régie bâtiment veille quotidiennement sur nos édifices. Plomberie, électricité, peinture, plâtre, carrelage, petite maçonnerie ou encore serrurerie et même menuiserie, rien de ces menus travaux d’entretien et de réparations courantes n’échappe à leurs mains expertes. Les agents de chaque corps sont même des spécialistes pointus, capable de concevoir les plans avant exécution et de faire du sur-mesure.

Gérer les urgences avec rigueur

Des compétences indispensables pour entretenir les édifices du patrimoine communal, principalement les écoles et les gymnases, mais aussi les CMS, les médiathèques ou la mairie, ainsi que des logements et des commerces. Pour les interventions, un seul maître-mot : “gérer les urgences par ordre de priorité”, assure Jean-Baptiste Coureuil, chef d’orchestre de la menuiserie, ses premières amours, la plomberie, la serrurerie et la peinture.

Les demandes émanant de tous les services sont centralisées grâce au système As-Tech, réceptionnées puis dispatchées par l’administration de la régie tôt le matin. C’est ce logiciel de gestion qui permet de prioriser les urgences. “80 % des interventions concernent le dépannage”, poursuit-il. Car quand on a une fuite, une panne de chaudière, de chauffe-eau ou des WC bouchés dans une école, ça ne peut pas attendre ! Les plombiers travaillent encore le cuivre au chalumeau, ce qui est bien plus complexe que la pince à sertir le PVC, matériau souvent utilisé dans le neuf.

Le matériel est sur place

À leur disposition, le magasin central : l'équivalent d'une vraie petite enseigne de bricolage avec plus de 10 000 références, ordonnées par allées et par métiers. Bien que chaque atelier possède son petit stock de pièces, il fait aussi régulièrement appel aux trois agents qui gèrent le magasin : "c’est un gain de temps inestimable”. En dehors de l’entretien courant, les peintres ont réalisé 19 chantiers l’an passé, dont la classe petite section de l’école maternelle Jean Jaurès et les entrées des écoles Jean Monet. Les chauffagistes ont achevé 32 installations, dont le raccordement du quartier Avenir à la géothermie. De leur côté, les 4 électriciens continuent de remplacer tous les tubes fluorescents par des LED. Mais ils sont souvent mobilisés, soirs et week-ends, pour apporter l’électricité lors des festivités. Kermesse, animation, fête de quartier, marché de noël, fête de la ville... Sans eux la fête ne serait pas aussi belle.

Les artisans du bois à l’œuvre

Ils ne fabriquent plus les portes et les fenêtres, mais ils les installent, les rabotent, les réparent... Ils s’occupent aussi des faux-plafonds et des meubles sur-mesure. Menuisier municipal, un métier où l’on ne s’ennuie jamais.

Certaines entreprises leur envient la qualité des installations ! Et pour cause, sous une halle de 300 m2 , tout le matériel nécessaire pour qu’ils laissent s’exprimer leurs doigts de fées. Les bibliothèques, les 40 boîtes à livres dans les écoles, le chatipi, les moulures du château de Ladoucette, la signalétique de l’école Timbaud-Dewerpe, les meubles de la régie du studio d’enregistrement, les socles podiums pour les expositions, les meubles TV... Autant d’objets hétéroclites tout droit sortis de l’atelier menuiserie de la ville.

Au moins dix interventions chaque jour

Tous les matins, dès 8h, les 5 menuisiers récupèrent leur feuille de route pour la journée. “En moyenne, une dizaine de demandes arrivent via le serveur As-Tech : réglage de porte, changement de dalles de faux-plafond ou commande d’un meuble sur-mesure, tout est possible ou presque”, explique Josselin Laurini, responsable de l’atelier depuis 8 ans. Ici, les menuisiers travaillent aussi le PVC, posent du BA13, font un peu d’enduit si nécessaire, car au fil des ans, ils ont été amenés à se diversifier. Notamment depuis qu’ils ne fabriquent plus de portes ni de fenêtres, qui doivent désormais répondre à des normes anti-feu très strictes.

Évidemment, il y a le tout-venant, et ce sont très souvent les portes dans les écoles qu’il faut remettre en état, très sollicitées quand elles ne sont pas détériorées à cause d’un bloc-porte, ou encore les faux-plafonds déplacés par le rebond intempestif d’un ballon. Mais il y a aussi les travaux plus satisfaisants comme la pose d’un parquet massif. Et surtout les commandes plus créatives, pour lesquelles, Josselin Laurini dessinera les plans avant de confier la fabrication de A à Z aux menuisiers.

Un métier exigeant

Bien que moins pénible et dangereuse qu’auparavant, la menuiserie reste un métier exigeant, réclamant une grande habileté manuelle. “Devant une machine qui tourne à 8 000 tours minutes, il y a encore un risque réel de perdre ses doigts, malgré les sécurités actuelles”, poursuit-il. Il faut donc compter environ deux ans pour être parfaitement autonome devant une machine-outil. Et ici il y en a beaucoup : des scies (à ruban, circulaire, à panneaux pour débiter les planches qui serviront à la conception des meubles), une raboteuse, une dégauchisseuse, une mortaiseuse, une tenonneuse et une toupie.

L’équipe est jeune, avec une majorité de trentenaires. Tous sont titulaires d’un CAP ou d’un bac pro, voire d’un BTS comme Tanguy, qui raconte qu’il était “bricoleur étant petit” et que des stages lui ont donné la vocation du travail du bois. “Quand on arrive au produit fini, on est fiers”. Et fort heureusement, l’époque où circulait cette maxime, selon laquelle un bon menuisier est un menuisier à qui il manque un doigt, est bel et bien révolue.

La clé de tous les problèmes 

Après le bois, le métal. Les agents de la serrurerie-métallerie allient savoir-faire et réactivité pour répondre aux urgences des services municipaux et aux besoins du quotidien. Ils sont souvent amenés à travailler avec leurs voisins menuisiers du CTI. Les agents du service serrurerie sont une main-d’œuvre précieuse à la vie de la cité. Meubles métalliques faits sur mesure, interventions sur le terrain, leur polyvalence permet de solutionner bien des situations.

Serrurerie, métallerie et système D

Derrière les portes de l’atelier, le métal prend forme. Le service serrurerie-métallerie intervient principalement sur le bâti. Serrures défectueuses, fenêtres bloquées, portes impossibles à ouvrir... Autant de situations qui nécessitent une réaction rapide. “On intervient sur tout ce qui touche aux ouvertures et aux fermetures”, résume Ali Lahmeur, chef d’atelier et serrurier depuis plus de 25 ans. Mais le travail ne s’arrête pas au dépannage. L’équipe fabrique aussi des équipements sur mesure, pensés pour répondre aux besoins spécifiques des services municipaux. Chariots pour projecteurs à l’Espace culturel, grilles de protection, mobilier mêlant bois et métal : chaque demande donne lieu à une idée, une conception, un façonnage en atelier, puis une pose sur site.

Du fer et de l’inox, travaillés à la main

Aujourd’hui, l’atelier travaille essentiellement le fer et l’inox, choisis selon l’usage et la durabilité escomptée. Une fois la demande reçue, le service commande la matière première, puis, l’un des agents se charge de la fabrication. Soudure, assemblage, finitions : tout est réalisé sur place. Certaines créations se fondent dans le décor, d’autres deviennent visibles pour le public, comme les grilles installées au marché, dans le parking du stade nautique et dans plusieurs bâtiments municipaux. Cette capacité de production sur mesure permet à la collectivité de gagner en réactivité, mais aussi de garder une cohérence esthétique, notamment lorsque la serrurerie travaille en collaboration avec la menuiserie.

Un service en première ligne

Avec 4 agents aujourd’hui, la charge de travail est conséquente. Les interventions sur le terrain sont quasi quotidiennes. Une porte bloquée dans une école, un accès impossible à un bâtiment : le service est souvent sollicité dans des situations où chaque minute compte. "Ce matin encore, on est partis en urgence à Joliot-Curie", raconte Ali Lahmeur. Installé depuis une dizaine d’années sur le site actuel, après avoir longtemps occupé les locaux du CTM rue Auguste Blanqui – à côté de la gendarmerie – l’atelier continue de faire vivre un savoir-faire rare, transmis au fil des années. Stagiaires et alternants sont d’ailleurs les bienvenus pour découvrir et apprendre l’art de travailler avec précision le métal.

Zoom sur le centre technique

Le garage municipal

La ville se développant rapidement, il fallut, sans doute dès les années 20, trouver un lieu où stationner et réparer les véhicules municipaux. Le corps d’une ancienne ferme étant désaffecté au 16/18 rue de la République, c’est ici que l’on installa ce qui s’appelait alors le garage municipal, là où l’on trouve aujourd’hui la résidence Raymond Aron, la Bourse du travail, la salle Louis Méret et le foyer Soleil. Sur cette photo des années 30 ou 40, on aperçoit, outre un cimetière, de vénérables balayeuses-laveuses, le clocher de l’ancienne église et la seconde cité-jardin du centre-ville, bâtie peu de temps auparavant. En traversant la rue de la République, la toute nouvelle caserne des pompiers est construite en 1930, à l’emplacement de la remise des pompes et, aujourd’hui, le square Mauricette Loutsky.

Le Centre technique municipal

En 1949, plutôt que de poursuivre l’aventure dans de vieux murs, Drancy décide de construire un lieu dédié, rue Auguste Blanqui, juste derrière la cité de la Muette. Le garage municipal gère désormais 4 cars pour le déplacement des enfants et des sportifs, 11 bennes pour le nettoiement et l’enlèvement des ordures ménagères et 4 camionnettes pour le transport du matériel. Mais ce n’est pas tout, depuis quelques années, des ateliers de mécanique et de menuiserie ont fait leur apparition. Ils servent avant tout pour les différents travaux dans les bâtiments communaux et groupes scolaires. Les véhicules stationnent à l’abri et les agents travaillent dans des locaux aménagés et bien plus spacieux. Un luxe qui ne résistera pas à l’usure du temps, ni à la multiplication des agents de ce qui se nomme désormais le centre technique municipal.

Le centre technique (inter)communal

2012, changement de quartier. C’est rue Gâteau Lamblin, au bord des voies ferrées et sur l’emplacement de la casse automobile Beck, que le nouveau centre technique prend place. Cette fois, on a vraiment vu large puisqu’il est question de regrouper en un même lieu le garage municipal, les services techniques, le service Parc et jardins et ses serres qui étaient depuis les années 60 rue Blanqui (à quelques pas du CTM), la régie bâtiment ainsi qu’un bassin de rétention d’eau et une déchetterie. Prévu à l’origine pour être un centre technique intercommunal, il est redevenu communal lors de la création de l’EPT Paris Terres d’Envol en 2016. C’est là que travaillent la plupart des agents que vous apercevez chaque jour dans les rues pour les entretenir ou qui aménagent les locaux municipaux.